samedi 6 janvier 2007
dernières nouvelles du jour
Nous avons reçu hier le nouveau texte et, effectivement, il y a pas mal de changements. Nous interrompons les répétitions, à cause du départ de Janine en Suisse, et cela tombe bien:ainsi nous aurons le temps de mémoriser la nouvelle version.
Ce blog va un peu se mettre en veilleuse pendant l'interruption. Je vais mettre ce temps à profit pour essayer d'améliorer ma technique de "bloggeuse", en ajoutant des photos et en créant des liens. Patience, tout s'apprend. Je viendrai aussi voir régulièrement si je n'aurai pas, enfin, des messages... Ce serait bien que quelqu'un tombe un jour sur ce blog...
D'autre part, j'ai lu hier dans "Les fleurs meurent aussi" de Lawrence Block (auteur de polars que je vous recommande, surtout la série des Matt Scudder) un passage que j'ai envie de vous soumettre ( ce qui est drôle, c'est que ça se trouve page 202, et que, dans notre pièce, le chiffre 202 est important dans la prise de conscience du personnage d'Hélène de ce que les choses ont changé...)
C'est sa femme, Elaine, qui parle:"Saloperie de force de gravité. Qui en a besoin, de ce machin-là, je te le demande un peu! Tu te rends compte? J'allais devenir la seule femme qui ne vieillirait jamais et tu sais quoi? Je suis exactement comme les autres. (...) La seule chose qui soit pire que ces petites rides que j'ai autour de la bouche, ce sont les discours que je tiens. Moi, moi, moi, du matin au soir... Qu'est-ce que ça peut foutre que je fasse mon âge et, n'importe comment, pourquoi devrait-il en aller autrement?"
Et ça me fait penser qu'effectivement, tout le monde s'en fout de nous voir vieillir, et que cela a tellement peu d'importance, en fait. c'est absolument banal, rien de plus naturel. Et nous, on est là, à se scruter et à se lamenter contre un phénomène inéluctable. C'est tellement absurde, vain, narcissique et égocentrique. Quand je vois à la télé toutes ces femmes liftées, et qu'on met cela en regard des besoins de la plus grande majorité de la population du monde, c'est absolument délirant... Quand on pense au fric qui part dans ces opérations... Si une petite partie de cet argent était destiné à soulager la misère des autres plutôt que nos petites blessures narcissiques, ce serait quand même mieux, non? En même temps, j'écris cela, et la pression est si forte que je ne sais pas du tout si je ne me ferai pas tirer la peau un jour... Dans quel monde vivons-nous???
Ce blog va un peu se mettre en veilleuse pendant l'interruption. Je vais mettre ce temps à profit pour essayer d'améliorer ma technique de "bloggeuse", en ajoutant des photos et en créant des liens. Patience, tout s'apprend. Je viendrai aussi voir régulièrement si je n'aurai pas, enfin, des messages... Ce serait bien que quelqu'un tombe un jour sur ce blog...
D'autre part, j'ai lu hier dans "Les fleurs meurent aussi" de Lawrence Block (auteur de polars que je vous recommande, surtout la série des Matt Scudder) un passage que j'ai envie de vous soumettre ( ce qui est drôle, c'est que ça se trouve page 202, et que, dans notre pièce, le chiffre 202 est important dans la prise de conscience du personnage d'Hélène de ce que les choses ont changé...)
C'est sa femme, Elaine, qui parle:"Saloperie de force de gravité. Qui en a besoin, de ce machin-là, je te le demande un peu! Tu te rends compte? J'allais devenir la seule femme qui ne vieillirait jamais et tu sais quoi? Je suis exactement comme les autres. (...) La seule chose qui soit pire que ces petites rides que j'ai autour de la bouche, ce sont les discours que je tiens. Moi, moi, moi, du matin au soir... Qu'est-ce que ça peut foutre que je fasse mon âge et, n'importe comment, pourquoi devrait-il en aller autrement?"
Et ça me fait penser qu'effectivement, tout le monde s'en fout de nous voir vieillir, et que cela a tellement peu d'importance, en fait. c'est absolument banal, rien de plus naturel. Et nous, on est là, à se scruter et à se lamenter contre un phénomène inéluctable. C'est tellement absurde, vain, narcissique et égocentrique. Quand je vois à la télé toutes ces femmes liftées, et qu'on met cela en regard des besoins de la plus grande majorité de la population du monde, c'est absolument délirant... Quand on pense au fric qui part dans ces opérations... Si une petite partie de cet argent était destiné à soulager la misère des autres plutôt que nos petites blessures narcissiques, ce serait quand même mieux, non? En même temps, j'écris cela, et la pression est si forte que je ne sais pas du tout si je ne me ferai pas tirer la peau un jour... Dans quel monde vivons-nous???
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