vendredi 12 janvier 2007

Un commentaire, quel bonheur!!!

Merci Loriane. Je suis très contente de voir qu'enfin, j'ai de la visite! Votre petit mot est très gentil. J'espère que vous aurez l'occasion de voir le spectacle et qu'il vous plaira...
En ce moment, le travail est un peu en sourdine, et pas conséquent il n'y a pas grand-chose à raconter. Comme Hélène l'a écrit dans son message, nous avons des réunions concernant la promo, le choix de l'image pour le flyer (dès qu'il sera définitif, je l'affiche ici!) et l'étude du nouveau texte. Concernant la mémorisation, les gens disent toujours aux acteurs "Comment faites-vous pour retenir tout ça! Que ça doit être difficile!" En fait, ce n'est pas "difficile", et une fois que le texte est dans la mémoire, en général, il y reste. C'est juste très, très ennuyeux d'étudier par coeur, de s'installer avec son texte et de l'apprendre phrase par phrase...
Mais bon, il y a des métiers plus difficiles et plus ennuyeux, donc, on ne va pas se plaindre...
Ah oui, nous devons aussi trouver des costumes, et ça non plus, ce n'est pas très gai, avec le temps qu'il fait en ce moment, et, personnellement, le goût de faire les boutiques m'a passé...
Mais là aussi, je suis culottée de me plaindre: beaucoup seraient enchantées d'être obligées de s'acheter des vêtements...
Je retourne à mes "chères études". A bientôt
Jacqueline

mardi 9 janvier 2007

Enfin j'y suis!

Voilà, ici c'est Hélène...L'autre de Marrakech. Enfin je suis arrivée à entrer dans le blog, c'est génial! Aujourd'hui, j'ai eu Paul au téléphone, l'auteur de la pièce et je lui ai dit à quel point Jacqueline et moi sommes très contentes de sa nouvelle version. Jacqueline et moi, après une petite réunion de production durant laquelle nous avons choisi le visuel de notre prochain flyer que vous trouverez bientôt sur ce blog, sommes allées dans plusieurs magasins à la recherche de nos costumes de scène. Nous aimerions profiter des soldes pour nous offrir de beaux vêtements pour le spectacle mais rien ne nous a inspiré et nous sommes rentrées bredouilles. Il y aura sans doute plusieurs articles de présentation du spectacle que vous pourrez lire durant le mois de février dans ELLE, MARIE-CLAIRE et FEMMES D'AUJOURD'HUI.

Voilà, j'ai lu le nouveau texte...

...et c'est vraiment beau. Je suis très contente de ce que Paul nous a écrit: les éléments sont les mêmes, mais il les a plus entremêlés. Et il en a ajouté d'autres. Bref, je trouve ça vraiment bien . C'est complètement désespéré (parce qu'on sait bien que, quoi qu'on fasse, et aussi "dignement "qu'on arrive à gérer le vieillissement, on n'y coupera pas. Il n'y a pas d'autre issue...) et en même temps, plein d'ironie, d'humour, de rêve, de fantaisie, d'amour, d'humanité.
Personnellement, c'est la première chose que j'attends du théâtre: je veux voir de l'humain.
J'en profite pour repréciser ceci, parce que beaucoup de gens croient que c'est nous qui avons demandé à Paul d'écrire sur ce sujet: l'idée de parler de la ménopause ne vient pas de nous, les actrices (ça ne nous serait, je crois, pas venu à l'idée). C'est Paul qui a eu envie de parler de ça. Nous avons ravalé notre (fugace) vexation, quand il nous a annoncé le sujet, et nous avons décidé de relever le défi... Mais il faut avouer que ce n'est pas très flatteur et, qu'à priori, une actrice ne se dit pas "Pourvu que je joue un jour le role d'une femme ménopausée!".
Mais la pièce est écrite avec tellement d'humour, de tendresse, de compréhension et de compassion qu'on ne peut qu'avoir envie de jouer ce texte... Et donc, merci Paul!

samedi 6 janvier 2007

dernières nouvelles du jour

Nous avons reçu hier le nouveau texte et, effectivement, il y a pas mal de changements. Nous interrompons les répétitions, à cause du départ de Janine en Suisse, et cela tombe bien:ainsi nous aurons le temps de mémoriser la nouvelle version.
Ce blog va un peu se mettre en veilleuse pendant l'interruption. Je vais mettre ce temps à profit pour essayer d'améliorer ma technique de "bloggeuse", en ajoutant des photos et en créant des liens. Patience, tout s'apprend. Je viendrai aussi voir régulièrement si je n'aurai pas, enfin, des messages... Ce serait bien que quelqu'un tombe un jour sur ce blog...
D'autre part, j'ai lu hier dans "Les fleurs meurent aussi" de Lawrence Block (auteur de polars que je vous recommande, surtout la série des Matt Scudder) un passage que j'ai envie de vous soumettre ( ce qui est drôle, c'est que ça se trouve page 202, et que, dans notre pièce, le chiffre 202 est important dans la prise de conscience du personnage d'Hélène de ce que les choses ont changé...)
C'est sa femme, Elaine, qui parle:"Saloperie de force de gravité. Qui en a besoin, de ce machin-là, je te le demande un peu! Tu te rends compte? J'allais devenir la seule femme qui ne vieillirait jamais et tu sais quoi? Je suis exactement comme les autres. (...) La seule chose qui soit pire que ces petites rides que j'ai autour de la bouche, ce sont les discours que je tiens. Moi, moi, moi, du matin au soir... Qu'est-ce que ça peut foutre que je fasse mon âge et, n'importe comment, pourquoi devrait-il en aller autrement?"
Et ça me fait penser qu'effectivement, tout le monde s'en fout de nous voir vieillir, et que cela a tellement peu d'importance, en fait. c'est absolument banal, rien de plus naturel. Et nous, on est là, à se scruter et à se lamenter contre un phénomène inéluctable. C'est tellement absurde, vain, narcissique et égocentrique. Quand je vois à la télé toutes ces femmes liftées, et qu'on met cela en regard des besoins de la plus grande majorité de la population du monde, c'est absolument délirant... Quand on pense au fric qui part dans ces opérations... Si une petite partie de cet argent était destiné à soulager la misère des autres plutôt que nos petites blessures narcissiques, ce serait quand même mieux, non? En même temps, j'écris cela, et la pression est si forte que je ne sais pas du tout si je ne me ferai pas tirer la peau un jour... Dans quel monde vivons-nous???

jeudi 4 janvier 2007

Quoi de neuf?

Aujourd'hui, réunion de production et travail. Et du nouveau: j'ai inscrit Hélène, ma partenaire au théâtre, comme deuxième auteur de ce blog. Nous nous exprimerons donc dorénavant à deux voix (quand son ordinateur sera réparé: il a été arrosé à la bière...)
Nous avons des nouvelles de Paul: effectivement, il a fait des changements dans la première partie... Il n'est pas trop tard, en principe, nous n'avons pas encore imprimé le texte de manière définitive dans nos mémoires.
Plus nous répétons, et plus nous sentons que ce texte parle finalement plus de "Qu'est-ce que c'est, être une femme?" que de la ménopause, qui était le sujet de départ. Ou, plutôt, cette époque de transition amène les personnages écrits par Paul à se remettre en question et à chercher des réponses. Il est évident que le personnage que joue Hélène ne se voit exister qu'à travers le regard masculin, le désir qu'elle suscite. N'est-ce que cela, une femme? Une jolie créature qui fait de l'effet?
Nous pensons que ce spectacle sera très jouissif et très libérateur pour nos spectatrices, en tout cas, c'est ce que nous espérons...
Autre chose: je surfais sur le net, et je suis tombée sur le site "websenior", et, quand je vois ça, je me dis "non, non, pas ça, au secours! " etj'ai vraiment envie de prendre mes jambes à mon cou et de m'enfuir le plus loin possible... comme les personnages que Paul a écrit pour nous, finalement... Comme quoi, on a beau essayer d'en parler positivement dans un spectacle, ce n'est pas ça qui va régler tous nos problèmes...

mercredi 3 janvier 2007

de quoi ça parle, au juste?

Maintenant que les introductions et présentations ont eu lieu, il est peut-être temps de parler de cette pièce. De quoi ça parle, au juste?Le titre complet vous en donnera une meilleure idée: "Marrakech, cauchemars et fantasmes d'une femme".
On a donc une femme, au début de la pièce. Elle est seule. Elle raconte ce qui ressemble à un cauchemar: elle est perdue, elle a perdu tous ses repères, elle ne reconnaît plus son corps, elle est victime du temps qui passe... Bref, elle est en plein dans la crise d'angoisse de l'âge qui avance, des cinquante ans qui se pointent, de la ménopause qui s'annonce et des angoisses qui l'accompagnent: comment vivre si on ne séduit plus, si on n'est plus regardée, si on se dégoûte soi-même?
Une autre femme va arriver, qui semble être là pour l'accueillir et lui donner des clés, des pistes de survie: tout lâcher, tout quitter, et s'enfuir dans le rêve, le fantasme, la recherche de la jouissance à tout prix, plaisir des sens ou quête amoureuse...
A notre connaissance, c'est la première fois qu'un auteur de théâtre ose mettre en scène ce tabou absolu: oui, les femmes vieillissent et non, elles ne deviennent pas transparentes avec l'âge, elles existent, elles ont peur mais elle ne veulent pas renoncer, elles ne veulent pas disparaître...
Et vous, qu'en pensez-vous? Vous pouvez penser que vous êtes jeunes, que cela ne vous concerne pas... mais ça viendra, ça, c'est sûr...
J'aimerais tant recevoir des témoignages, des avis. Avez-vous connu cela? Comment vous en êtes-vous dépêtrée? Merci de me le dire...

mardi 2 janvier 2007

troisième message: on va finir par y arriver...

Je suis de retour, après quelques moments de découragement... mais avec l'aide du webmaster Marin, du site www.enquelquesmots.be, je crois que je vais, dans quelque temps, arriver à me rendre lisible par un peu plus de personnes que mon mari, ma fille et moi (ce qui est déjà très bien, mais ce n'était pas le but initial de ce blog...)
Aujourd'hui, 2 janvier 2007, nous avons repris les répétitions. Nous avons déjà eu une première période de répétitions seules, Hélène et moi, Janine étant occupée par un autre spectacle. Là, nous avons une semaine avec elle, avant qu'elle ne parte à Genève jouer son spectacle ("La forêt" d'Ostrovski). Nous n'avons pas encore le texte complet, et Paul nous a fait savoir qu'il avait modifié certaines choses dans la première partie. C'est un peu ennuyeux, puisque nous nous mettons en mémoire un texte qu'il faudra modifier ensuite, mais il faut bien avancer. Nous sommes heureuses de constater qu'en tout cas, le texte fonctionne, et nous pensons que nous nous amuserons bien à le jouer.
Demain, nous ferons un premier "filage" dans l'état pour Sabine, la scénographe et Jérôme, qui va s'occuper des lumières.Ceci pour leur permettre de se rendre compte de l'atmosphère qui se dégage de ce que nous avons déjà travaillé, pour les aider à préciser leurs idées concernant le décor, l'éclairage et les costumes.
A bientôt
Jacqueline